• 2H30 une nuit de juin, quelque part dans les Alpes...

    Le réveil vient de sonner. Les yeux de mon chien sont remplis de sommeil. Les deux premières minutes sont les plus difficiles. Les pieds posés sur la moquette, impossible de revenir en arrière. Qui sait à quelle heure cette journée se terminera. En premier la douche qui me permet de mettre mes yeux en face des trous, puis le petit-déjeuner. Les tartines ne m'inspirent pas. Pourtant il faut prendre des forces. Dehors la nuit est claire. Le faible halot des lampadaires permet de profiter de la beauté du ciel étoilé. C'est un luxe qui n'est pas permis dans nos métropoles polluées de lumière, où les cieux sont noirs chacune de nos nuits. Mon chien lève mollement la patte pour satisfaire ses besoins. Il montre moins d'enthousiasme pour cette sortie que d'habitude. L'heure doit y être pour quelque chose. Peut-être sent-il que je ne suis pas vraiment avec lui. Mes pensées sont déjà dans la course. Mentalement, je refais l'inventaire du sac à dos : crampons, mousquetons, broches à glace, sangles... Où est mon casque ? Les bâtons sont dans le coffre. L'heure approche. Il faut d'abord que je rejoigne mon compagnon de cordée un peu plus bas dans la vallée. Nous allons utiliser mon Land pour atteindre le départ de la course. Il nous permet de gagner une nuit en refuge tout en rajoutant 300 mêtres de déniveler positive mais également de faire grimper ses clients sur une seule journée. La route est déserte. Je roule vitre ouverte pour profiter de la fraîcheur de la nuit. La météo a prévu de la canicule. La descente du dernier glacier risque d'être Rock'n roll. Au retour de la balade, à peine le temps de fermer mon sac que le chien s'est endormi dans le lit à ma place. A l'heure qu'il est, seul sur l'asphalte tourmenté, je l'envie.

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